J'ai un dossier de favoris qui s'appelle « à faire un jour ». Il y a une quarantaine de tutos dedans. J'en ai fait maximum deux 😅.

Deux. Des vidéos que j'ai regardées en entier, en hochant la tête, en me disant « ah ouais, c'est malin, ça ». Des trucs que j'ai trouvés géniaux sur le moment. Et puis la vidéo se termine, je ferme l'onglet, et il ne se passe rien. Le weekend où j'allais « m'y mettre » n'arrive jamais.

Et je sais que je ne suis pas le seul, parce que tout le monde a ce dossier. Sous un autre nom, mais tout le monde l'a.

Le problème, ce n'est pas toi

On se raconte que si on n'a pas fait le truc, c'est un problème de discipline. Qu'il faudrait juste être un peu plus sérieux, un peu plus motivé. Bah non. En fait le problème est ailleurs, et il est dans le format lui-même.

Quand tu regardes quelqu'un faire, tu es spectateur. Ton cerveau enregistre « ça a l'air simple », et cette impression de simplicité, c'est exactement le piège. Tu confonds « j'ai compris en regardant » avec « je sais faire ». Ce sont deux choses qui n'ont rien à voir. Regarder un mec monter une étagère et monter une étagère, c'est pas le même sport.

Le pire, c'est le moment où tu essaies pour de vrai. Tu suis les étapes. Une, deux, ça va. Étape trois, ça coince. Ton écran ne ressemble pas à celui de la vidéo. Et là, personne. La vidéo continue son petit bonhomme de chemin pendant que toi tu es planté. Tu bricoles deux minutes, tu te dis « je verrai ça plus tard », et « plus tard » rejoint le dossier « à faire un jour ».

La vraie bascule

On n'apprend pas en regardant. On apprend en faisant. Ça, tout le monde le dit, c'est presque un cliché. Mais il manque un bout à la phrase, et c'est le bout qui compte : faire ne suffit pas non plus. Ce qui transforme « faire » en « vraiment appris », c'est d'être vérifié.

Parce que tu peux faire, et faire de travers. Tu peux dérouler tout un tuto en croyant que ça marche, sauter un détail à l'étape trois sans le voir, et arriver au bout avec un truc cassé. Tu as « fait ». Tu n'as rien appris, à part une méthode qui ne marche pas.

Ce qui manque, entre les deux, c'est quelqu'un qui regarde ton travail à toi, pas celui de la vidéo, et qui te dit : là c'est bon, là c'est pas bon, recommence. Un prof qui ramasse ta copie, quoi. Tant qu'il ne t'a pas rendu son verdict, tu ne sais pas si tu as vraiment compris ou si tu te racontes des histoires.

C'est ça que j'ai voulu construire. Un compagnon qui vit à l'intérieur de l'IA que tu utilises déjà, dans ton Claude, dans Cowork, et qui te fait faire le truc en vrai, étape par étape. Il te lance, tu bosses, et avant de te laisser passer à la suite, il vérifie.

Dans mon école, on appelait ça une moulinette ^^. Le principe est tout bête. À chaque étape, un vérificateur regarde le résultat concret. Pas ton intention, pas « est-ce que ça a l'air bon » : le vrai truc. Le fichier a-t-il été créé. L'appel est-il vraiment passé. La commande a-t-elle sorti ce qu'elle devait sortir. Et il rend un verdict : PASS ou FAIL.

Sur PASS, tu avances. Sur FAIL, il ne te lâche pas dans la nature. Il te donne un indice, et tu reboucles. Tu ne passes à l'étape suivante que quand c'est bon pour de vrai. L'étape trois qui te plantait tout à l'heure, celle où la vidéo te laissait seul, c'est précisément là que le compagnon reste à côté de toi.

Résultat, tu ne peux pas arriver au bout avec un truc cassé sans le savoir. La dérive est attrapée au moment où elle arrive, pas trois étapes plus loin quand c'est devenu incompréhensible.

« Oui mais une machine qui me dit FAIL, ça va me saouler »

Je vois venir l'objection, parce que je me la suis faite à moi-même. Un truc qui te renvoie « FAIL » à la figure, sur le papier ça sonne humiliant. Comme si t'étais nul.

Sauf que c'est l'inverse qui se passe. Le prof de tout à l'heure, celui qui ramasse ta copie, il ne t'humilie pas en te la rendant corrigée. Il t'évite un truc bien pire : croire que tu as compris alors que non, et te prendre le mur plus tard, quand ça compte. Le FAIL au bon moment, c'est un cadeau. Et comme il vient toujours avec un indice, tu n'es jamais coincé. Tu es guidé jusqu'à ce que ça marche.

Comment ?

Ce compagnon s'appelle « Comment ? », tu peux aller l'essayer gratuitement, là, maintenant : comment.systematiser.fr. Il t'apprend l'automatisation. Le sujet n'est pas important, ce qui compte c'est que tu testes le concept.

Oui, c'est bien une utilisation de l'IA pour améliorer l'humain et pas pour le remplacer, je sais que ça peut choquer 😱

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